[ICI ON CREE] IOTA ELEMENT

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Julien, Antoine et Claude par Jean Fabien

ECHO BLASTER 

Ils ont des gueules d’Anges, la classe d’un groupe Britpop et signent leurs créations sous le nom de Iota Element.
Pourtant ce trio ne fera sans doute jamais la première partie de Phœnix car son truc, c’est le mobilier, le design et l’innovation. Le tout placé sous le signe de l’Excellence.
La story Iota débute en fait sur les bancs de l’école. Dès le CE2 pour Julien et Claude, et à partir de la 6 ème pour Antoine.
Dans leur Bourgogne natale, les trois amis grandissent et se nourrissent de passions communes.
Pour la musique et le son, notamment. Ils s’essaieront logiquement au rock comme pas mal de gamins. 
Mais plutôt que de rêver de studios d’enregistrement, de scènes et de fans hystériques, Julien et Claude auront envie de pousser l’expérience ailleurs :

" Tout est parti de la musique car on avait effectivement notre groupe. Mais comme il fallait aussi faire des études, on s’est dit, pourquoi ne pas faire de la lutherie ? 
A partir de là, plusieurs luthiers nous ont conseillé de nous orienter vers l’ébénisterie. 
Et c’est devenu une passion au même titre que la musique. On a donc choisi de rester dans ce domaine là.”

UN PROJET CONSEQUENT ET AMBITIEUX

" La chance a aussi joué puisque on avait systématiquement demandé les mêmes écoles, et Boulle à retenu nos deux candidatures. Entre nous, l’émulation a beaucoup compté.

Pendant que Claude et Julien embrassent le métier de l’ébénisterie d’Art, Antoine, malgré ses T-shirts trop cool, décide de devenir Gadzart. 

Concernant les arts et métiers, l’ENSAM est la seule école d’ingénieurs où il y a de l’application et une formation pragmatique. 
Contrairement à Polytechnique ou à Centrale, les gens qui sortent des Arts et Métiers ont aussi un certain état d’esprit, cette approche pratique des choses…
Par ailleurs, j’avais fait une spécialité bois en deuxième année d’école, car c’était un domaine qui m’intéressait. 
Il s’agit plus d’une application industrielle mais comme j’ai toujours un peu suivi Julien et Claude dans leurs études, je suis revenu vers eux pour leur proposer la création d’un projet conséquent et ambitieux.

Définitivement, plutôt que de devenir rockstars, Julien et Claude se rêvaient entrepreneurs :

Antoine devait réaliser une simulation de création d’entreprise pour sa dernière année et avec Claude on a toujours eu pour ambition de créer notre société. Donc Antoine a fait appel à nous, il était intéressé par notre travail, de là est née la collaboration.

Jusque là, rien que de très ” banal “. Trois potes d’enfance, deux ébénistes et un ingénieur, créent leur boîte. 
So What ?
Il suffit de se rendre sur leur site Internet pour saisir d’emblée la singularité et la maturité du projet Iota Element.

PRENDRE UN AUTRE CHEMIN

Pensé comme une marque, positionné sur le secteur du très haut de gamme, encadré de marqueurs nets ( devoir d’Excellence, éthique, Made In France, rareté, innovation ), le propos de Iota balaie les clichés surannés  qui collent aux artisans et dépoussière cette image vieillotte toujours vive dans l’imaginaire collectif.

De manière générale, les artisans sont relativement sectarisés et ne savent pas fonctionner en termes de marques. 
Au final cela fait du tort à ces métiers car ils ne sont pas suffisamment mis en avant. 
On a décidé pour notre part de prendre un autre chemin et de mettre une marque en avant sur nos produits. Le but c’est d’amener le client et les gens qui s’intéressent à Iota vers notre univers et de leur faire découvrir nos métiers. Ca donne plus d’accessibilité à la personne qui vient.

Echo est la première réalisation signée Iota Element; A la fois Cheval de Troyes et condensé des savoir-faire et des ambitions des jeunes créateurs. 

Une aventure de plus d’un an et demi de travail depuis l’idée originelle jusqu’au dernier prototype.

Le projet est né en février 2012, la première forme du meuble est sortie en juin 2012. On a fait un premier prototype en octobre 2012 qui n’avait rien à voir avec l’actuel, du point de vue de l’acoustique . Et là, on vient tout juste de présenter le prototype final.

Parmi les mots-clés qui balisent la démarche de Iota, les termes excellence, rareté et innovation sont employés avec le sens de la mesure. Mais ils correspondent à la fois à une volonté et à une ” colonne vertébrale “.
Aussi, Echo n’est pas seulement un très beau bureau, un objet de design  réalisé avec des matériaux   "haut de gamme. "

ECHO NE RESSEMBLE A RIEN D’AUTRE

On est pas dans l’état d’esprit de faire du haut de gamme en travaillant avec des matériaux qui seraient “immoraux”. On ne travaillera jamais sur des peaux d’animaux rares par exemple ni des essences de bois d’exploitation illégales. 
Nos choix portent vers un coût qui pourrait être réduit si on ne le faisait pas, en important des matériaux moins chers. 
En visant le secteur du luxe, on peut ainsi rester fidèles à nos convictions. Ce qui n’aurait pas été possible sur un secteur plus bas de gamme.
Nos valeurs sont en partie portées par notre éducation. On vient un peu de la campagne, on est bourguignons d’origine donc pas mal sensibilisés à la nature, aux vrais produits. A la valeur des choses. En outre, dans les écoles, comme Boulle, on parle beaucoup du Made In France, du respect de l’environnement, des problèmes de délocalisations et du respect des environnements de travail… Implicitement cela nous a été inculqué via nos formations.
Le mot d’ordre lorsque l’on a fait Echo c’était vraiment que le meuble ne ressemble à rien d’autre. 
On a fait une étude de tendance auparavant en épluchant tous les blogs, en regardant ce qui sort, ce qui est d’actualité même au niveau du meuble vintage qui réapparaît pas mal. 
A la base, on a essayé d’avoir un design et une idée de produit dans l’air du temps. Mais c’est aussi le fruit d’une réflexion pragmatique et commerciale.
Notre démarche se rapproche un peu de celle des modernistes, en privilégiant le côté fonctionnel. Les formes découlent en partie des contraintes techniques que l’on avait au niveau des enceintes, des volumes 
et des dimensions ergonomiques d’un bureau. Tous ces facteurs ont aussi joué sur la forme.

NE PAS REGARDER EN ARRIERE 

Et Antoine de préciser : “J’ai apporté le ” mauvais côté ” de l’ingénieur , c’est à dire que l’on n’a pas commencé par le design mais par un cahier des charges fonctionnel. 
On a donc regardé un marché, définit des critères avant de réaliser une étude des tendances et c’est de là que le design est entré en jeu. 
Mais le but du design était de répondre aux fonctionnalités, tout en rendant le meuble très original, sinon unique.

Echo a cette autre particularité de proposer une sonorisation, la possibilité d’y plugger ses terminaux ( smartphones, tablettes, ladtops ) comme sur un hub.
Ce qui peut apparaître comme un ” gadget ” chez d’aucuns correspond aux nouveaux usages que nous faisons de nos mobiles et objets connectés. Et de pouvoir profiter des capacités des différents lecteurs audios actuels.

Dans le secteur du mobilier, c’est une grosse problématique.
Être en mesure d’intégrer tous les appareils technologiques qui sont présents autours de nous, dans nos intérieurs. 
Ces objets finissent par ne plus être des gadgets.  Ils ont désormais une vraie fonction, une raison d’exister.
On a donc fait aussi un travail sur la qualité du produit en terme de sonorisation. 
C’est vrai que si on avait mis n’importe quelle enceinte bas de gamme avec un ampli pas terrible on aurait pu parler de gadgetisation parce que l’on aurait intégré tout cela vite fait dans une belle pièce. 
Mais derrière Echo il y a une énorme étude acoustique et un vrai travail avec des pros du domaine et de la hi-fi. 
Une personne nous fabrique l’ampli sur mesure, par exemple. 
Dès lors, on ne peut plus parler d’opportunisme tellement le travail sur le son est important, au même titre que sur l’ébénisterie. 
On prend le pas sur ce qui va se faire pour pérenniser ces usages. 
Ce qui se dit dans toutes les études de tendances en mobilier c’est que les gens ne veulent plus de fils ni des paires d’enceintes dans un coin susceptibles de tomber par terre. 
Si cette démarche a déjà été faite par d’autres personnes, nous ne faisons pas du design ou des objets en regardant en arrière.

Propos recueillis et photos par Jean Fabien

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Echo : la première création signée Iota Element

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